Backstage Beauté

De juriste à fondatrice : l'empire beauté d'Amfa

Codou Diop

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Awa Mballo Tall n'a pas suivi le chemin tracé. Juriste de formation, elle aurait pu exercer comme notaire. Mais c'est dans la beauté qu'elle a trouvé sa vraie vocation, et elle a tout construit, brique après brique.

Fondatrice d'Amfa Beauty, une marque de maquillage qui célèbre toutes les carnations, Awa a su transformer un simple site e-commerce de parfums en un véritable écosystème beauté : boutiques physiques à Dakar et Abidjan, complexe Diamniadio, institut de beauté, et même un magazine, Amfa Mag.

Dans cet épisode, on parle sans filtre de ce que ça prend vraiment pour bâtir une marque de beauté africaine : les décisions industrielles (passer de la Chine à l'Italie pour la fabrication), la gestion du retail physique vs digital, les ambitions d'expansion vers le Nigeria et l'Afrique du Sud, et les défis très concrets d'une femme qui est à la fois entrepreneur, créative, mère et épouse.

Awa nous parle aussi de burn-out, de délégation, de confiance en soi, et du rôle central que joue sa famille dans chaque décision.

Un épisode inspirant, ancré, honnête. Pour toutes celles  et ceux qui bâtissent.

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Au départ, je voulais vraiment... Ce qui s'est passé, c'est que j'avais un site de e-commerce qui vendait des parfums d'autres marques. Donc j'avais un peu toutes les marques connues. Et à un moment donné, une de mes sœurs m'a dit, pourquoi pas faire comme un grand distributeur très connu? Et j'ai dit, écoute, elle me dit, oui, ils ont leurs propres marques en même temps que les autres marques. 
Donc du coup, j'ai dit, OK, il faut qu'on trouve une solution. On a décidé de se rendre en Chine. pour voir ce qu'on pouvait faire. Alors on a travaillé avec les Chinois pendant 1-2 ans, d'où justement on a commencé par les palettes et tout ça. Mais pendant Covid, je me suis rendu compte que si je veux atteindre le marché mondial, c'est pas justement là-bas que je dois fabriquer mes produits, mais plutôt en Italie. 
Ils sont beaucoup sur le make-up en tout cas. Ah non, ils sont dans une autre dimension. Franchement, ils sont dans une autre dimension. C'est beaucoup plus dur en termes de quantité, de travail, d'apport, mais c'est vraiment une autre dimension en termes de cosmétique. Donc, c'est pour ça, justement, je me suis lancée dans ça. 
J'ai commencé par les produits que j'aimais beaucoup. Donc, du coup, c'était le gloss. Voilà, le parfum. C'est mes essentiels du quotidien. J'ai commencé avec ça et maintenant, on a une gamme entièrement complète. 
Certaines marques de beauté ne naissent pas seulement d'un produit, mais d'une identité, d'une histoire personnelle, de plusieurs vies et d'une vision très claire de la femme que l'on veut servir. Mon invitée du jour est juriste de formation. Elle aurait pu suivre une carrière toute tracée, mais elle a choisi de créer son propre univers. Amna Beauty, une marque qui célèbre la beauté multi-ethnique, la confiance en soi et la liberté d'être. Aujourd'hui, Amfa, c'est bien plus qu'une marque de maquillage. 
Ce sont des boutiques à Dakar, un complexe Diamniadio, une expansion à Abidjan, un institut de beauté et même un média. Avec elle, on va parler d'identité de marque, de retail, de croissance et de ce que ça prend pour bâtir un écosystème beauté complet en Afrique. 
Awa, bienvenue dans Backstage Beauté. 
Merci. 
Ça fait plaisir de t'avoir comme invitée. 
Merci de m'avoir invitée. 
Toujours un plaisir. Alors Awa, tu es juriste de formation. 
Oui. 
À quel moment tu as compris que ta place n'était pas uniquement dans le droit? 
Alors, c'est pas compliqué du tout parce que je me suis formée pour être juriste sans droits privés et j'ai voulu être notaire comme ma grande sœur qui l'est. Et à un moment donné, je me suis rendue compte quand j'ai commencé à travailler un peu partout, je me suis rendue compte que c'était beaucoup de remplissage. En réalité, le document, il est préfet et on change les noms, les pièces d'identité. Je trouvais que c'était beaucoup de répétition. Je trouvais ça super ennuyant. 
Et moi, je suis très, très créative d'habitude. Donc, du coup, j'aime créer des choses, réfléchir et tout ça. Et je me suis rendu compte que ce n'était pas fait pour moi. Ce n'était pas fait pour moi du tout. J'avais fait de longues et grandes études, mais ce n'était pas le domaine où je me sentais le mieux. 
Et c'est pourquoi j'ai décidé de changer de direction. D'abord, j'ai fait une société qui faisait de l'événementiel pour enfants. Mais c'était compliqué. Travailler avec les tout-petits, c'est pas facile. Non, les tout-petits étaient super, c'était les parents plutôt le problème. 
Ah ouais. 
Mais les petits étaient super top et j'avais du mal à interagir justement avec les parents, donc j'ai décidé de créer un site en ligne qui vendait des produits pour pas avoir à interagir avec les gens. 
Avec les gens. 
Justement et finalement voilà, j'en suis là aujourd'hui, c'est allé dans tous les sens et je suis heureuse du chemin que j'ai parcouru jusque-là. 
Parcouru, for sure, like c'est toujours Il y a des gens qui peuvent travailler toute une vie sans découvrir leur passion. 
Exactement. 
Je trouve que c'est une bénédiction de trouver, c'est ça ce domaine. 
Exactement. 
Le domaine qui me passionne et de pouvoir évoluer dedans, je trouve que c'est une chance. Qu'est-ce qui t'a donné le courage de faire ce virage vers la beauté? 
Un secteur qui est encore très exigeant aussi. 
Très compliqué. Ce qui m'a donné le courage, c'est plutôt ma famille. et mon époux en particulier parce que c'est quelqu'un qui m'a toujours dit il faut suivre tes rêves je t'accompagnerai comme je peux et je sais que tu vas y arriver donc du coup c'était pas difficile de venir le voir et de lui dire écoute j'arrête de travailler à partir de demain parce que j'ai décidé le vendredi je suis venue j'ai décidé d'arrêter voilà et sur un coup de tête et c'est quelqu'un qui m'a beaucoup aidée, qui m'a beaucoup accompagnée. Ma famille m'a beaucoup soutenue. 
Je n'arrête pas de raconter l'histoire des parfums parce que Ampha est née justement de ces six parfums que j'ai vendus à mes sœurs et elles ont acheté sans réfléchir sur le prix. Elles savaient très bien que ce n'était pas le prix, mais elles ont acheté parce qu'elles voulaient vraiment me soutenir et m'aider à me lancer dans autre chose. Et voilà, donc c'est vraiment ma famille et mon entourage proche qui m'a beaucoup aidée. 
Qui t'ont soutenue, c'est très important. Exactement. 
Est-ce que ta formation juridique t'aide aujourd'hui, bien que ce n'était pas ta vocation, ce qui te passionnait, mais est-ce qu'elle t'aide à gérer la gestion de ton entreprise, est-ce que ça…? 
Évidemment, ça aide forcément parce qu'on fait du droit, tout ce qu'on fait on fait du droit. Le fait de rentrer dans une voiture, descendre de la voiture, faire attention aux piétons, tout ça c'est du droit en réalité parce que tu cognes le piéton, tu vas au pénal, voilà, tu ne respectes pas là où tu te gardes, tu as un PV, tout ça c'est du droit en réalité. Donc du coup, ça m'a beaucoup aidée parce que je fais moi-même mes contrats par exemple, J'arrive à les relire moi-même. J'ai ma petite sœur qui m'aide beaucoup parce qu'elle est juriste, mais avocate de formation, donc qui m'aide beaucoup dans la rédaction et dans la relecture parce que j'ai arrêté le métier depuis bientôt six ans maintenant. 
Et voilà, donc on fait du droit au quotidien. Le droit, c'est voilà, toi et moi on est là, c'est du droit. Donc c'est quelque chose comme ça, on fait du droit au quotidien, donc c'est quelque chose qui m'a 
beaucoup aidée. Tu dis souvent que chaque produit, chaque nom raconte une partie de toi et des personnes qui t'ont accompagné. 
Pourquoi cette dimension personnelle est-elle si importante pour toi? Parce 
que j'aime rendre hommage aux gens que j'aime, j'aime beaucoup rendre hommage aux gens que j'aime. Ampha, c'est mes initiales, ceux de mon mari et de mes filles. J'ai une palette dédiée aux femmes les plus... 
qui ont marqué l'histoire de l'Afrique. On y voit Cléopâtre, Nefertiti, etc. Mais on y voit aussi le nom de ma mère. Pour moi, c'est quelqu'un qui a marqué l'histoire de l'Afrique. Aujourd'hui, sa fille est en train de faire un produit pour les Africaines en général. 
Donc, du coup, j'aime rendre hommage. J'ai une palette où il y a le nom de toutes les personnes qui m'ont aidée quand je me suis lancée. 
Je me rappelle quand tu en as parlé sur l'autre podcast. Exactement, 
sur Digging Diaspora. 
Donc, du coup, c'est ça au fait. Moi, j'aime rendre hommage aux gens. Parce que c'est eux qui font ce que je suis aujourd'hui. S'ils n'étaient pas là, je n'aurais pas pu réussir. Donc du coup, c'est vraiment un plaisir pour moi de leur donner ça. 
Parce que je ne peux pas leur donner plus que ça. C'est noble de ta part. Exactement. 
Ampha commence par des lipsticks, des palettes, des parfums surtout, comme tu l'as dit. Pourquoi ces catégories au départ? 
Alors, au départ, 
je voulais vraiment... Ce qui s'est passé, c'est que j'avais un site de e-commerce qui vendait des parfums d'autres marques. Donc j'avais un peu toutes les marques connues. Et à un moment donné, une de mes sœurs m'a dit, pourquoi pas faire comme un grand distributeur très connu? 
Et j'ai dit, écoute, elle me dit, oui, ils ont leurs propres marques en même temps que les autres marques. Donc du coup, j'ai dit, OK, il faut qu'on trouve une solution. On a décidé de se rendre en Chine. pour voir ce qu'on pouvait faire. Alors, on a travaillé avec les Chinois pendant 1-2 ans, d'où justement on a commencé par les palettes et tout ça. 
Mais pendant Covid, je me suis rendue compte que si je veux atteindre le marché mondial, c'est pas justement là-bas que je dois fabriquer mes produits, mais plutôt en Italie. Ils sont beaucoup sur le make-up en tout Ah cas. non, ils sont dans une autre dimension. Franchement, ils sont dans une autre dimension. C'est beaucoup plus dur en termes de quantité, de travail, d'apport, mais c'est vraiment une autre dimension en termes de cosmétique. 
Donc, c'est pour ça, justement, je me suis lancée dans ça. J'ai commencé par les produits que j'aimais beaucoup. Donc, du coup, c'était le gloss. Voilà, le parfum. C'est mes essentiels du quotidien. 
J'ai commencé avec ça et maintenant, on a une gamme entièrement 
complète. Alors, Ampha célèbre toutes les carnations. Pourquoi ce positionnement a été un non négociable pour toi? Il fallait que… 
Alors à la base, AMFA c'était une marque pour les femmes noires et métisses. Donc ce qui s'est passé c'est qu'à un moment donné, je recevais beaucoup d'amour des autres personnes. et des autres personnes, c'était justement les personnes de carnation beaucoup plus claires, qui étaient faites pour les Africains. Eux, ils y ont cru avant que les Africains n'y croient. Donc du coup, j'ai beaucoup de clients au Liban, j'ai beaucoup de clients aux Émirats, en France, avant même d'en avoir ici. 
Donc du coup, je ne pouvais pas les exclure justement. Et eux, ils ont eu un coup de cœur justement sur le fait que j'ai travaillé sur les pigments pour nous. Ils adorent les pigments, vous voyez un peu la communauté libanaise, elles aiment beaucoup se maquiller. se faire belle et ils ont craqué justement pour ces pigments-là et c'est ça qui fait que maintenant je me suis positionnée dans un marché global qui englobe toutes les femmes et sans exclure qui que ce soit parce que bon en fait de la beauté c'est pour nous toutes, on est toutes pareilles et elles ont vraiment adhéré à cette marque et voilà. Donc c'est à cause de ça vraiment que je me suis positionnée sur toutes les teintes. 
Alors comment tu 
traduis concrètement cette vision que tu as dans les teintes, les textures et les formulations? privilégie certaines teintes. Moi, je sais que, par exemple, j'aime beaucoup les blushs qui sont assez roses, très flashy, mais il y a des gens qui sont plus dans les teintes mutées, genre nudes. Alors, 
on essaie de s'adapter à tout le monde. Donc du coup, à chaque collection, j'essaye de faire un produit hyper pigmenté, hyper coloré et un produit assez neutre. Parce que par exemple, toi tu aimes les blushs super colorés. Moi, j'aime les blushs un tout petit peu plus nudes, mais j'aime en mettre beaucoup. Donc du coup, justement, l'avantage des pigments, c'est que je n'ai pas besoin d'en mettre énormément sur mon visage pour avoir ce résultat. 
Et c'est la raison pour laquelle sur chaque collection, j'ai vraiment deux types de couleurs. À chaque fois, j'ai une palette colorée et une palette nude. Exactement, c'est pour pouvoir justement toucher à tout le monde et faire plaisir à tout le monde. C'est difficile, mais on essaie d'y arriver. 
On y arrive. 
En quoi ton rapport à la beauté? héritée de ta mère, tu parles beaucoup de tes sœurs, ta mère influence aujourd'hui 
encore ta marque. Écoute, on a l'habitude de l'appeler, ma maman on l'appelle Mernday la star, parce qu'elle adore faire des trucs de star. Elle est coquette. 
Elle est coquette. Ma mère se réveille à 6h du matin, elle se maquille jusqu'à 11h. Elle fait la prière du matin, elle se maquille, c'est pas des blagues. Elle s'apprête, mais vraiment. Et c'est de là qu'est née justement cette passion pour la beauté et pour le maquillage. 
Et d'elle, j'ai hérité du fait qu'elle aime bien utiliser des produits naturels, le beurre de karité. Ma mère, elle est anti-dépigmentation, elle n'est pas dépigmentée. Elle essaye de nous donner des secrets de beauté pour qu'on puisse garder nos peaux bien. Et bon, à chaque fois que j'ai une palette, j'arrive, avant même de la mettre sur le marché, on teste ensemble, elle me dit «ça monte, c'est pas bon». Donc du coup, ou bien elle me dit ça, j'adore. 
Donc du coup, voilà, je m'inspire beaucoup d'elle et elle m'aide beaucoup dans les choix finaux. Les couleurs et tout. 
Exactement. C'est super, c'est super. Donc tu as une maman bien coquette. 
Elle aime ça. Elle a raison, elle a raison. Elle adore ça. Elle a raison. Alors aujourd'hui, AMFA, c'est un groupe. 
Alors produits, boutiques, instituts. Media, pourquoi avoir choisi de construire un écosystème plutôt qu'une simple marque? 
Écoutez, moi, ça vient comme ça vient et je me lance. Donc, mon époux a l'habitude de dire que je suis une personne qui a tellement d'idées qu'il a peur, il pense peut-être que j'ai le TTDH, trouble de l'attention ou quelque chose comme ça parce que je n'arrête pas, ça s'enchaîne à chaque fois. Et comme ça vient, c'est comme ça que je le prends. 
Quand j'ai lancé Amphamax, c'est que je suis restée hospitalisée pendant trois mois à l'hôpital et je m'ennuyais en fait. J'étais à l'hôpital, je n'arrêtais pas de m'ennuyer. Et ma soeur m'a envoyé une photo d'elle à la Fashion Week de Dakar. Et quand j'ai vu la photo, j'ai dit mais c'est incroyable, ça c'est digne d'une couverture de magazine. Et c'était une grande photographe, Fama Diouf, qui avait réalisé la photo et j'ai dit écoute, je vais lancer un magazine juste pour te mettre en couverture parce que c'est tellement incroyable que tu dois être en couverture de quelque chose. 
Et j'ai contacté justement cette photographe, je lui ai dit écoute, si tu acceptes de me laisser ta photo, j'aimerais lancer un magazine pour promouvoir cette photo qui est incroyable. Et elle m'a dit écoute, c'est avec plaisir. Et en rédigeant en fait le magazine, en faisant les différents éléments, j'ai commencé à dire mais, Pourquoi pas? En fait, je dis, on parle de beauté, de bien-être, de santé, de cinéma, on parle de nous. Je dis et ça va, c'est connecté à AMFA, donc on n'a qu'à y aller. 
Et c'est comme ça que c'est parti. Ensuite, j'ai eu des amis qui ont accepté de faire les couvertures, les différentes couvertures. On a fait pour le 8 mars, j'ai rassemblé 30 femmes entrepreneurs. 30 femmes, il y a 4 ou 5, on est toutes dans le même domaine. Donc ça c'était pour dire aux gens, on n'est pas en concurrence en fait. 
On est là, c'est pour marquer. C'est une communauté. Exactement, c'est une communauté, on doit marquer une génération, on doit inspirer des gens. Donc c'était la raison pour laquelle j'avais fait cette couverture et tout le monde avait répondu présente. Et on s'était super bien amusés d'ailleurs au moment du tournage. 
Et on a voulu chacune rendre hommage à sa marque et justement montrer aux jeunes qu'on peut y arriver. On était toutes jeunes, on était toutes moins de 40 ans et on a voulu, voilà, montrer qu'on est là et qu'on peut faire la différence. Donc un PAMAC, c'est ça. C'est ça. 
J'aime beaucoup l'esprit de communauté. 
Parce que souvent après on se dit qu'entre femmes peut-être ce n'est pas tout le temps le cas, mais ce n'est pas parce que vous évoluez dans le même secteur que vous ne pouvez pas avoir une connexion. Mais on 
est obligé de s'entraider. Moi je connais une dame qui a un salon de coiffure comme moi, les gens quand ils ne nous voient pas nous mettent en concurrence. alors que cette femme est extraordinaire, moi je suis là, elle m'appelle des fois, je l'appelle des fois, je dis écoute, faut que tu m'aides avec ça, elle me dit faut que tu m'aides, c'est comme ça. 
Non, c'est comme ça. On est obligé de travailler en communauté pour réussir, comme on dit chez nous, je vais le dire en Wolof, et aujourd'hui que je sois en concurrence avec un tel ou un tel, ne changera pas ce que je dois avoir. Ce que tu dois avoir. Ce que Dieu m'a dédié, je l'aurai. Absolument. 
Et ce que Dieu a dédié à cette personne, elle l'aura aussi. Absolument. Pourquoi se priver de partager 
nos expériences? Exactement, moi c'est ma philosophie. 
Tout à fait. Qu'est-ce que les boutiques physiques t'apportent que le digital seul ne pourrait pas? Le salon, c'est le salon. 
On vient, on se fait belle, on profite, on se déconnecte. Moi je pense que c'est un lieu pour se déconnecter. 
On rigole, il y a les coiffeuses, elles sont là, elles mettent l'ambiance, tout le monde rigole, tout le monde travaille. Et pour moi c'est ça que ça me rapporte, ça me rapporte justement ce problème de connexion que j'avais avec les gens et que maintenant j'ai plus facile avec le salon, je discute avec les clients, je rigole, il y a des clients qui sont devenus des amis proches, avec qui je travaille beaucoup, avec qui je voyage, avec qui je connecte, donc du coup... ça m'a permis justement à moi personnellement de m'ouvrir et pour moi c'est ce que ça me rapporte et après les gens peuvent tester les projets parce que les produits de beauté c'est pas facile de les tester en ligne, c'est une marque toutes jeunes, bon, plus toutes jeunes, mais c'est une marque qui est là et qu'on ne connaît 
pas, ça fait cinq ans. Ça fait cinq ans. 
Oui, c'est toujours une marque jeune quand même. Oui. Mais bon, ça 
fait quand même cinq ans qu'on est sur le marché. Donc, ça me permet de ramener ces gens vers moi et justement de leur partager ma passion. 
Super. 
Donc tu es déjà à Dakar, Jam Nyadjo et aussi à Abidjan? Oui, j'étais 
à Abidjan pendant un moment. On était au plateau, mais on a décidé justement de déménager le lieu. 
On est en train de chercher encore et si on trouve, on va se déplacer parce que sur le plateau, ce n'est pas évident. C'est un lieu de travail, donc du coup, les gens, quand ils quittent le plateau, ils ne reviennent pas là-bas le week-end. Exactement. Donc on essaye de trouver un quartier un tout petit peu plus agréable. Et une fois que ce sera fait, on donnera la nouvelle adresse. 
Exactement. 
Qu'est-ce qui guide tes décisions d'expansion? Est-ce que tu envisages d'autres coins de l'Afrique? Pourquoi pas? J'aimerais 
beaucoup essayer l'Afrique du Sud ou le Nigéria. Il paraît que c'est des gros marchés, des gros consommateurs de beauté. Et bon, c'est des fortes communautés également, il y a beaucoup de populations dans ces zones. Et sinon, l'Afrique centrale peut-être, le Gabon, le Congo, on ne sait jamais. Et sinon, je suis très bien au Sénégal. 
On est bien chez nous. Tu parlais du Nigeria. Comment ça s'appelle? On en parlait quand j'enregistrais. Beauty Hut, tu connais Beauty Hut? 
Oui. Beauty Hut, c'est eux qui distribuent quand même un peu. Au Nigeria? 
Ouais. On m'a parlé de ARK Cosmetics en Afrique du Sud et c'est un peu le Sephora de l'Afrique du Sud. 
Ah ok, d'accord. Du coup, c'est très intéressant d'aller dans cette zone. 
C'est des marchés qui sont très bien. Exactement. C'est des marchés qui bougent et puis le Nigeria, ils sont, je ne sais 
pas moi, 100 millions 
non? Presque. Non, ils sont plus de 100 millions. Ah bon? 
Ils sont plus de 100 millions. 
Oui, donc du coup, c'est un énorme marché. C'est 
un très gros marché. Avec des très 
très gros budgets. Le panier moyen d'un Nigérian, ce n'est pas le même que celui qu'on a ici ou celui qu'on a à Abidjan. Donc, c'est des très très gros marchés. Donc, si on réussit à pénétrer ces marchés, ce ne serait pas mal. Oui, ce n'est 
pas mal. Alors, quels ont été les plus grands défis pour toi pour passer d'une marque locale à une marque qui bouge quand même, qui est régionale? Si tu peux penser au processus, quels ont été les plus 
grands 
défis? 
Il y a tellement de choses. Il y a l'intro. Il y a tellement de choses. En fait, pour moi, le plus difficile, c'est d'allier le travail et la famille. Parce que voilà, parfois on est là pour le travail, mais on doit être à la maison parce que les enfants sont malades, il faut gérer le mari, donc c'est très difficile. 
Pour moi, c'est le plus difficile. Tout le reste se gère. Le fait de s'expandre et tout ça, ça se gère. Mais la gestion du temps, c'est très compliqué. La gestion du temps, c'est très très compliqué. 
Si tu remarques, depuis que je suis là, à chaque fois que je fais comme ça, je regarde ma montre parce que je me dis «Ok, qu'est-ce que je dois faire après?» et tout. J'en arrive à oublier des choses tellement tu as des choses à faire justement. Et bon, la famille c'est très important, donc du coup, il faut toujours rester connecté à la famille. Pour moi, c'est le plus difficile. En termes de défi, c'est le truc que j'ai pas du mal à faire parce que j'arrive à le faire depuis maintenant cinq ans que je le fais. 
Mais c'est le truc le plus compliqué à gérer. Parce que par moments, il faut faire des choix et il faut toujours choisir la famille. Absolument, absolument. C'est 
vrai que ce n'est pas facile quand on est entrepreneur et qu'on a une famille à côté. 
Non, pas du tout. 
Et on ne dort pas. Moi, je me réveille des fois à 1h du matin, j'ai un carnet à côté de mon lit, je me réveille à 1h du matin, je note ou j'allume mon téléphone, je note sur mon téléphone. C'est-à-dire, je pense même dans mon sommeil. Parce 
que moi, j'ai le TDAH. Est-ce que monsieur n'a pas raison? Je pense qu'il 
a raison parce que je suis sûre qu'il a raison. Tu te réveilles avec une idée. 
Je me réveille avec des idées et ça part, mais moi, tout part d'un truc. Et si on faisait ça, tout, à chaque fois je discute avec quelqu'un, je dis mais pourquoi on ne fait pas ça? Et deux mois après, tu te rends compte qu'on fait un énorme truc alors que ça part de rien du tout. Ça 
part d'une idée. 
Ça part d'une idée. Tu t'ennuies jamais, tu es toujours active, 
c'est ça? Il faut toujours, justement. C'est ça en fait. 
Et en matière de business justement et dans le domaine où on est, il faut toujours une longueur d'avance. Absolument. Donc du coup, il faut toujours innover, toujours créer, toujours penser pour le futur. Tu as raison, 
tu as tout à fait raison. 
Alors, comment tu gardes le contrôle de la qualité et de l'image en grandissant? Tu dis qu'Ampha, c'est une marque qui a 5 ans. C'est très très dur. 
Mais on fait tout pour en tout cas rester vraiment, en tout cas si on ne peut pas faire mieux, c'est de rester là où on est déjà. La dernière fois je regardais mon téléphone, je supprimais des photos parce que j'ai deux terras de machins qui sont remplis de photos à cause de tous les shoots et tous les trucs qu'on fait et je supprimais des photos pour avoir un peu d'espace pour mon téléphone et à un moment donné j'ai dit Enfin, on a évolué, parce que j'ai 
vu... Ça aide de voir l'évolution. Justement, j'ai vu 
ce qu'on a fait avant, les shootings qu'on faisait et tout, et j'ai vu ce qu'on fait maintenant. Je dis, mais franchement, on ne se rend pas compte du boulot qu'on a et de ce qu'on fait, mais on a évolué d'une manière incroyable. 
J'aime beaucoup les 
campagnes que tu as faites récemment avec Anouar et tout. Oui, c'était 
sympa. Tu parles de ceux de Noël, c'est ça? 
Ah non, Octobre Rose. Je 
pense que c'était plutôt du rose. Octobre 
Rose, c'était magnifique. 
Octobre Rose aussi c'est parti, le shooting est parti comme ça et on est allé faire ça vite fait. On a appelé les filles, on a dit demain soyez là, détressez-vous et voilà, on a fait ça. C'était une belle campagne. Exactement, donc on essaye de garder la qualité 
au top, au maximum. 
Alors Amphamag, c'est un projet à part entière. Pourquoi c'était important, tu m'as parlé de ta soeur et tout, mais pourquoi c'était important pour toi d'écrire aussi un média? Parce qu'il faut 
partager les expériences, il faut partager les tips. Voilà, on se donne des conseils mutuellement. 
Et si Amphamag permet à quelqu'un de choisir la chaussure bleue au lieu de choisir la chaussure beige, ça me fait plaisir. Ça sera quelqu'un qui évolue sur son style et sur son état d'esprit. Donc du coup Amphamag c'était très important. Actuellement je l'ai mis en stand-by parce que je fais tout moi-même. Non mais sérieusement, je fais tout moi-même. 
Est-ce 
que c'est parce que tu as peur de te déléguer? Exactement. Parce qu'après 
tu te fais tirer dans tous les sens. 
J'ai recruté des gens qui font des articles, qui écrivent et tout ça, mais je fais tout moi-même. Je vais revérifier, je vais refaire la mise en page, je vais changer les choses, je vais me mettre en ligne. Donc je fais tout moi-même, c'est énormément de travail. Donc là je suis en train de chercher à recruter quelqu'un qui pourrait être rédactrice en chef justement de ce magazine. et qui pourra développer à 100% ce magazine et je jetterai un coup d'œil d'en haut. 
Mais c'est énormément de travail. Faire un magazine, ce n'est pas des blagues. Je suis rentrée dedans, je ne peux plus sortir. Parce que beaucoup de gens disent «Ah, j'ai pu trouver ça grâce à Amphamag». Donc, ça me fait plaisir. 
Pourquoi arrêter? Il faut 
que je continue, oui. Il faut que je continue. Alors, comment tu choisis les produits que tu mets en avant? 
les histoires que tu mets en avant, je sais que tu fais beaucoup dans la communauté, mettre en avant les fondateurs de marques, fondatrices de marques comme toi, Octobre Rose, qu'est-ce qui te... Qu'est-ce qui te fait décider de mettre en ordre? Je suis 
super connectée sur les réseaux, donc je suis tout le temps sur mon téléphone, ce qui est mauvais d'ailleurs, il faut que j'arrête ça. Mais ça me permet justement de voir ce que les autres créent. 
On découvre énormément de gens talentueux. J'ai découvert un monsieur sur les réseaux sociaux qui était styliste. J'avais partagé une de ses images, il s'appelle Romzi. Et j'adore, j'ai dit mais attends, pourquoi on n'en parle pas beaucoup, il fait quelque chose d'incroyable. J'ai découvert d'autres marques d'ici, de Côte d'Ivoire, du Ghana, et c'est des marques que j'ai dit, je me dis qu'ils n'ont pas assez de visibilité, ils n'ont pas la visibilité qu'ils méritent. 
Et j'essaie justement de faire de Amphamag une plateforme où nous, les designers africains, on va pouvoir justement nous mettre en avant, parler de nous, parce qu'il y a beaucoup de magazines, il y en a énormément dans le monde. Mais combien de fois un magazine, je dirais n'importe quoi, va parler d'un Africain? Ça se compte sur les doigts d'une main. Pourtant on fait des choses extraordinaires, avec des finitions extraordinaires. Donc on devrait justement parler de ça et qui peut mieux le 
faire que nous-mêmes? Tu as tout à fait raison, tout à fait. Donc tu es entrepreneur, dirigeante. créative, jeune maman. Je veux te demander comment tu jongles toutes ces casquettes, mais tu 
me disais que tu en fais beaucoup, 
mais est-ce que t'y arrives? Oui, j'y 
arrive, franchement, parce que pour moi la famille c'est la priorité. Donc à chaque fois qu'il faudra faire un choix, ce sera le choix de la famille. 
Parfois mon époux me dit «Ah non, non, non, tu dois y aller, il faut que tu y ailles parce que voilà, tu t'es engagée, machin et tout». Mais bon, La famille reste quand même la priorité et je fais tout justement pour essayer de garder ça en priorité. C'est bien 
d'avoir quand même un partenaire qui te soutient. Parce qu'il pourrait te dire non. 
Je pense que sans lui tout ça n'allait pas se faire, il faut dire la vérité. Je pense que sans lui, c'est un super conseiller. 
sur le plan économique, sur le plan budget. J'ai une de mes grandes sœurs qui a lancé justement sa propre société de design et sa propre boutique qui est dans le design d'intérieur déco fine. Mais je pense que je l'appelle ma petite maman parce que sans elle, je pense que j'avais coulé depuis. Elle gère même la compta du salon et tout ça, donc du coup c'est quelqu'un qui me soutient beaucoup, même si elle a beaucoup de travail. Et toute la famille en général, comme je te disais tout à l'heure, j'ai une sœur qui fait les contrats, j'ai une autre sœur qui me dit écoute madame, viens comment je peux t'aider, etc. 
Donc du coup on est une famille très très soudée. Masha'Allah que Dieu nous préserve et chacune aide l'autre à se mettre au plus haut niveau. Donc mon petit frère fait le site internet, mon grand frère met les trucs en place, donc du coup t'as toujours quelqu'un de la famille 
pour toi. T'as toujours quelqu'un à appeler 
si t'as un petit souci. Exactement. Et sans eux, je pense que j'allais pas 
y arriver. Alors quelles limites as-tu dû apprendre à poser pour tenir dans la durée? 
Que ce soit, tu dis ok, la famille vient toujours en premier, où tu te dis, à partir d'une certaine heure, je ne prends plus le téléphone. Est-ce qu'il y a... Est-ce que j'ai 
des limites? Je n'ai pas de limites. 
Je t'ai dit, je me réveille la nuit pour remplir. Je ne pense pas que j'ai des limites. Mais je sais qu'à des moments, il faut poser la chose et se concentrer sur l'essentiel. Donc, c'est ça ma limite, je pense. C'est plus que me concentrer sur ce qui est important. 
Mais sinon, si tu ne me laisses seulement pas... Moi, je ne dors pas. Tu vas me plaindre à 4 heures du matin, je vais te répondre. 24 
heures sur 24. 
24 heures sur 24. Non, t'as déjà fait un burn-out? Oui, 
je l'ai déjà fait. Enfin, pas officiellement, j'ai fait un burn-out, je suis en dépression, j'ai la couverture, machin. 
Mais voilà, j'ai fait un burn-out et j'ai levé le pied. Et je ne postais plus rien sur les réseaux, je n'avais plus envie d'aller au travail, j'étais fatiguée, j'étais déprimée, voilà. Ton corps t'a dit d'arrêter. Mon corps, voilà. Mais l'être humain n'est pas une machine. 
On s'en rend compte, l'être humain n'est pas une machine. Et voilà, à un moment donné, ça m'a dit stop. Donc je me suis posée, je me suis reconcentrée sur moi-même et j'ai recommencé à travailler. Donc maintenant j'ai des gens qui travaillent avec moi, qui m'aident beaucoup. Je n'ai pas 10 000 personnes encore, mais petit à petit on recrute sur certains postes. 
On fait confiance. Avant, je donnais pas mon réseau social. Maintenant, je dis à ma community manager, tiens, connecte-toi, tu peux faire les choses. 
Si tu trouves des personnes de confiance, 
tu peux déléguer. 
Exactement. Et c'est des gens qui travaillent très bien. Ma community manager, je l'appelle H24. Je l'appelle à 3 heures du matin. Dis-moi, est-ce que tu as fait le poste ou machin? 
Tu as prévu quoi demain? Et elle me répond. Donc, c'est des gens qui sont là. Mon assistante, elle est tout le temps là. Même quand je fais pas des trucs, madame, il faut qu'on suive le machin. 
Donc, du coup, j'ai des gens quand même autour de moi qui sont assez impliqués. Au salon, les coiffeuses, les esthéticiennes, je peux rester une semaine, je mets pas les pieds là-bas. Je suis sûre que le travail, il est bien fait. Voilà, c'est des personnes de confiance. Même s'il y a un souci, elles arrivent à le régler avant que j'arrive. 
Donc, je remercie le bon Dieu d'avoir mis ces gens sur mon chemin aussi. 
Alors, quand tu décides de lever le pied, c'est quoi ton moment bien-être 
favori? Je te dis que j'ai pas de limite de lever le pied. Non, 
mais si tu veux te relaxer, c'est quoi... pour regarder un film avec mon 
mari. On aime bien regarder des films, des séries. Là, on a recommencé de... 
Comment ça s'appelle? On a décidé de refaire tous les James Bond, depuis celui qui est sorti en 1963 jusqu'à... Même les vieux? Même les vieux. On a commencé par Docteur No. 
T'imagines? Donc, on est en train de tout regarder. Donc, on aime bien faire ça. On se dit, on va faire Fast and Furious. Donc, on les regarde tous pendant une semaine. 
Tous les soirs, on se met un film. Donc du coup, c'est vraiment notre moyen de déconnecter. Sinon, on aime bien voyager ensemble. Et j'aime bien la Formule 1, donc je suis souvent dans des trucs comme 
ça. 
Je suis tes aventures Formule 1 sur Instagram. 
Voilà, c'est ça. Comme je te disais tout à l'heure, 
moi, je n'y connais rien aux voitures. 
Ah non, mais tu vas adorer. 
Le bruit des voitures, c'est l'extase. C'est incroyable. Tu vas aimer, je vais 
te convertir. J'irai peut-être à la Formule 
1 d'Austin. Austin, Texas, oui c'est ça. On ira ensemble. Ok, il n'y 
a pas de problème. 
On va clôturer avec un petit moment question skin care. Alors, beauté, beauté, skin care. Le produit Ampha que tu utilise le plus en ce moment, c'est lequel? 
Alors le mascara. Je ne peux pas sortir sans mascara, j'ai l'impression d'être bizarre. 
Et Amfa, depuis le tout début, même quand on fabriquait nos produits en Chine, on a toujours eu des super mascaras. 
Quand tu as des mascaras, je regarde Tessie. 
Oui, je n'ai pas de faux cils, je ne mets jamais de faux cils. Exactement, donc c'est un mascara 3D qui est top et pour moi, c'est le produit phare de la marque. C'est ton préféré. 
C'est mon préféré de tous. Après sinon, j'aime bien les gloss aussi. Oui, tu as 
toujours un lip gloss dans ton sac. Oui, toujours. 
Plutôt make-up full glam ou minimal chic? Je connais la réponse, mais je 
te regarde. Exactement, quand je mets trop de maquillage, j'ai l'impression d'être bizarre. Pour aller dans les cérémonies et tout ça, tu as l'impression que tu as 15 kilos de trucs sur ton 
visage. Tu n'as pas besoin de beaucoup de maquillage. Alors, est-ce qu'il y a un rituel beauté que tu tiens de ta mère? 
Le beurre de karité. Ma mère mélange le beurre de karité avec un produit, je ne sais pas c'est quoi. 
Ne me demandez pas c'est quoi. C'est son secret. C'est son secret, mais moi c'est ce que j'utilise. Et ça me permet d'avoir la police et tout ça. Donc du coup, oui. 
Sinon j'aime bien tout ce qui est gommage du corps et tout. Maintenant, je ne tiens pas ça de ma mère. J'ai une bonne esthéticienne qui me fait des bons mélanges et qui marche très bien. Donc, c'est ça. Nice. 
Alors, est-ce qu'il 
y a un produit beauté qui te donne instantanément confiance en toi? Le parfum. Le parfum. C'est 
là-bas, j'adore les parfums. Est-ce que tu 
as un parfum qui est ta signature ou est-ce que tu vas par rapport à ton 
humeur du jour? Je mélange tellement de parfums. 
Tu fais le layering. Voilà, que je ne me rappelle 
plus de qu'est-ce que j'ai mis même quand je sors. Du coup quand 
les autres te demandent où tu sens bon, tu te 
rappelles plus les deux. Je suis en 
mode, ok, je sais que j'avais mélangé ça, ça, les autres je ne sais plus. J'aime beaucoup mettre des huiles parfumées sur le corps, mettre du parfum. J'aime bien quand j'arrive quelque part au fait que quand tu viens, Je préfère qu'on me dise tu sens bon que tu es jolie. 
Ça 
c'est un compliment 
que j'adore. Exactement, donc du coup j'adore mettre du parfum. Pas Ampha seulement parce que j'ai mes parfums Ampha que je mets généralement, mes parfums Ampha je les mets le vendredi. 
Donc vendredi quand je passe c'est Ampha. C'est Ampha. Mais j'aime d'autres parfums que je mets, que j'aime bien faire des mélanges, mélanger des huiles et tout ça. Donc j'adore ça. J'adore 
le parfum aussi. Alors pour toi se sentir belle ça veut dire quoi au 
fond? Ça veut dire avoir confiance en soi. On n'a pas besoin d'artifice ni rien. 
Parfois, des gens disent «ah mais pourquoi elle, elle se prend pour qui, elle n'est même pas belle». Si elle est belle, parce qu'elle a plus confiance en elle que toi. Donc voilà, pour moi c'est la confiance en soi. Qui révèle toute la beauté de la personne. Absolument. 
Et t'as pas besoin de 
plus. Absolument, absolument. En tout cas, merci. Merci à toi d'avoir fait le déplacement. 
C'était génial, je voulais pas rentrer. 
Je suis trop à l'aise. D'être 
encore venue me voir sur un autre 
podcast. 
Ben c'est un plaisir parce que tu fais partie des premières personnes qui ont eu confiance en AMFA et tu as parlé de AMFA quand AMFA n'était rien du tout. Donc aujourd'hui si tu m'appelles c'est clair que je vais répondre avec plaisir. J'apprécie 
beaucoup, merci d'avoir été là. C'est 
gentil, merci à toi. Le parcours d'Awa nous rappelle que la beauté peut être un langage puissant, un moyen d'expression, de transmission et de construction de soi. Avec AMFA, elle ne crée pas seulement des produits, mais un univers dans lequel chaque femme peut se reconnaître. Si cet épisode t'a inspiré, pense à suivre Backstage Beauté, à nous laisser un avis et à partager autour de toi. C'est ainsi que l'on soutient les femmes qui bâtissent des écosystèmes durables. 
Merci d'avoir écouté et à très bientôt pour un nouvel épisode de Backstage Beauté. 

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